Archives & Dossiers du Poitou-Charentes

La maison de la vierge en Stand-by (Niort, 1993)

 

Depuis trois ans, la maison de la vierge est inhabitée. Propriété de Jean Michel Gateau et avant lui de son père, elle accueillait il y a moins de 20 ans un café-épicerie, puis dans les années 80, une association, la jeune chambre économique de Niort, y tenait ses réunions.

Une belle demeure que ce bâtiment avec un rez-de-chaussée et deux étages. Au fronton du premier, une statue de la Vierge. D’où le nom de la maison dont la façade, rue Saint Gelais est chargée d’histoire. Les ouvertures percées au rez-de-chaussée n’ont pas toujours respecté ce passé. Aujourd’hui, la maison aurait besoin d’une véritable restauration. Son propriétaire la chiffre à 800.000f, d’après une estimation fournie par les bâtiments de France.

M. Gateau serait disposé à vendre la maison. Il en demande 200.000f. Ce qui revient à dire que l’acquéreur devrait débourser un million pour l’acheter et la rénover.

Tout près de la Roulière :

La Mairiede Niort s’est manifestée. Depuis peu de temps d’ailleurs. Et pas de façon officielle. Jean-Michel Gateau dit :

« J’ai passé plusieurs compromis de vente. Si la mairie avait voulue préempter, elle aurait pu. Elle ne l’a pas fait. »

Il se trouve que la maison de la Vierge fait face aux immeubles de la Roulière, tout juste construits. Immeubles qui donnent au quartier un cachet tout à fait nouveau qui invite à revenir habiter en centre ville. A proximité, la maison de la Vierge étale ses murs lépreux. Le contraste est aujourd’hui encore plus flagrant qu’hier et devait inciter à une véritable réhabilitation.

Seulement voilà, le maire de Niort veut bien acheter pour y faire des logements locatifs. Mais à un prix qui ne dépassera pas celui que pourrait établir les Domaines. Réponse du propriétaire :

«  L’affaire en est là. Il est évident que si Niort bénéficiait de la loi Malraux qui organise des « secteurs sauvegardés », l’opération serait d’une certaine manière simplifiée : Les propriétaires étant obligés de rénover, mais bénéficiant pour cela d’aides appréciables de l’état.

 

 

                             Jean Jacques Boissonneau .

 

 

Article relevé dans la Nouvelle République du 16 Février 1993

 



14/12/2012
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