Archives & Dossiers du Poitou-Charentes

Mieux vaut tard que jamais (Château de Saint-Mesmin 1990)

 

Le château de Saint Mesmin la ville appartient officiellement à l’ACHASME depuis jeudi dernier. Découverte dimanche, pour la journée du patrimoine.

 

Le don du château de Saint Mesmin la ville a été entériné devant notaire jeudi 13 septembre. M Proust l’a offert à l’ACHASME (Association du château de Saint Mesmin) à charge pour celle-ci de le restaurer et d’en faire un haut lieu de tourisme, témoin de l’histoire de la région.

Lors de la remise des clefs, M.Bresson, trésorier de l’association, mais aussi délégué du conseil régional de Vendée, dont il est responsable pour la cellule départementale des monuments et sites, ne tarissait pas d’éloges sur la richesse architecturale de la forteresse médiévale du XVe siècle.

Chacun était d’accord sur la beauté de ce monument classé comme l’un des cent plus beaux châteaux médiévaux de France. Mais où le bât blesse, c’est qu’il va falloir beaucoup d’argent – pas moins de 25 millions de francs – pour remettre en état l’édifice. Il est dommage que ce don ne soit pas intervenu plus tôt. Au cours des dix dernières années, les intempéries ont causé des dégradations très importantes – Infiltrations d’eau, gel et éclatement des murs – et cela depuis la disparition des toitures dont une partie existait encore il y a vingt ans, à voir les documents de l’époque. Bref ! Mieux vaut tard que jamais, le château et les communs appartiennent maintenant aux collectivités locales des deux départements Deux Sèvres et Vendée, à charge pour celle-ci par l’intermédiaire de l’ACHASME de subventionner la restauration.

Appel au mécénat.

Cependant, selon M.Bresson, les subventions ne suffiront pas. Jeudi, il a lancé solennellement un appel au mécénat commercial et industriel des deux départements. Les travaux devraient durer au minimum dix ans, à raison de 250.000f par an. L’association espère 80.000f de subventions par année. Reste à trouver 170.000f de dons de particuliers ou d’entreprises. Ceci surtout jusqu’en 1992 avant la restauration du donjon. Ensuite, les visites devraient procurer des recettes à l’ACHASME. Les travaux de sauvetage de l’édifice seront entrepris avant l’hiver, après l’inventaire effectué cet été sous la direction des architectes des monuments de France des deux départements concernés.

 

 

 

Article relevé dans la Nouvelle République du 16 septembre 1990.



27/11/2012
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