Archives & Dossiers du Poitou-Charentes

Un trésor à exploiter (Pioussay, Deux-Sèvres 2000)

 

La ministre Ségolène Royale visitait dernièrement l’église Saint Martin de Pioussay. Elle est tombée sous le charme de ses fresques.

Pendant longtemps, l’église de Saint Martin de Pioussay a été considérée « sans intérêt artistique ». Voici que, depuis dix ans, enfin reconnue pour « ses authentiques vestiges des périodes romane et gothique flamboyant », elle est inscrite à l’inventaire des monuments historiques. La récente mise au jour de fresques murales ne peut qu’aider à la promotion de l’édifice. Quand en 1990, Renée Audoyer, maire, et, en 1998, Jean-François Sillon, son successeur, ont décidé, avec l’accord des conseillers municipaux, que l’extérieur et l’intérieur de l’église devaient changer d’aspect, ils étaient loin d’imaginer que des peintures, datant du XVe siècle, se cachaient sous des couches de badigeon.
Les premières découvertes remontent à septembre 1999. En décapant les murs de la chapelle latérale, qui s’était appropriée la famille
Turpin, les seigneurs de Jouhé, les ouvriers ont vu apparaître des scènes ocrées. L’architecte décréta alors l’arrêt des travaux en cours et une entreprise de Blois fut chargée de rehausser les fresques. Des sondages suivirent dans le reste de l’église. Il s’avéra que les imagiers du moyen age avaient également opéré dans le chœur et dans la nef.
Conscients que leur commune détenait là un patrimoine pictural exceptionnel, les élus furent d’accord pour qu’il soit valorisé et porté à la connaissance du plus grand nombre. Encore fallait-il que l’état accorde une aide financière. Mercredi, en visite dans le Mellois, Ségolène
Royale, ministre déléguée à la famille et à l’enfance, a fait halte à l’église Saint Martin. Guidée par M. Sillon, ses adjoints et Pierre Decaud, un passionné d’histoire, elle n’est pas restée insensible face aux images de Sainte Marthe terrassant un dragon, d’un pèlerin se rendant à Saint Jacques de Compostelle et encore d’un coq rappelant la trahison de Saint Pierre. « La restauration des fresques du chœur est estimée à 500.000f, à expliqué M.Sillon. Le budget communal ne peut supporter de tel frais ». Mme Royale à promis: « j’interviendrai auprès de la DRAC et du ministère de la culture. »

 

Article relevé dans la Nouvelle République du 24 juillet 2000.



26/10/2012
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